Europe : notre position sur le Frexit

Dans la mesure où aucun redressement national efficace à moyen terme n’est possible sans recouvrer notre souveraineté pleine et entière, L’Alliance est naturellement favorable à une réforme de l’Union européenne (UE) ou, le cas échéant, au retrait de la France de l’UE, communément appelé Frexit.

Nos voisins du Royaume-Uni nous ayant précédés sur ce chemin.


Concrètement, proposons-nous le Frexit d’entrée dans notre programme de gouvernement ?

Pas tout à fait.


En fait, voilà ce que nous ferions en cas de prise de pouvoir.

D’abord, nous présenterons une réforme en profondeur de l’Union européenne, dans le but de créer une Europe puissance politique, économique et militaire, indépendante, éprise de justice sociale et chérissant l’identité des peuples qui la composent.

Cette indépendance, qui n’existe pas aujourd’hui, sera effective à l’extérieur, c’est-à-dire entre l’UE et les autres États souverains de la planète, et à l’intérieur de ses frontières, c’est-à-dire entre chacun des États-membres.

Défendant ainsi le projet d’une Confédération de nations européennes souveraines !


Bien sûr, nous ne sommes pas naïfs, et nous attendons à des frictions de la part de Bruxelles dès l’instant où nous proposerons notre projet de réformes à la Commission européenne.

C’est pourquoi nous ne perdrons pas de temps et, dès son accession au pouvoir, le nouveau président de la République décidera unilatéralement que la France n’appliquera plus désormais que les traités européens et internationaux allant dans le sens de ses intérêts, recouvrant, de facto, une large fraction de notre souveraineté.

Si, chose probable, Bruxelles décide alors de prendre des sanctions à l’encontre de notre pays, notamment sur le plan économique, la France fera de même à hauteur du préjudice financier subi, par exemple en cessant de financer les institutions européennes via sa participation au budget de l’Union européenne.

De cette façon, l’impact des sanctions sera considérablement amoindri, voire négligeable.


Ensuite, dans le cas où Bruxelles ne voudrait toujours rien entendre, la France demandera un accord de retrait négocié, dans un délai maximal de deux ans, et proposera aux États-membres de l’UE de la rejoindre au sein d’une Confédération des nations européennes, ou Confédération, laquelle constituera un élégant compromis faisant fi des dérives ultralibérales et dirigistes voulues par Bruxelles et de la tentation d’une Europe supranationale dont nous ne voulons plus.

La question du Frexit sera alors soumise à référendum national et les Français trancheront la question.

Une décision en ce sens sera prise dès la mi-août 2022 afin de préparer une consultation nationale dès la mi-novembre.


Enfin, si les Français ont opté pour le Frexit, nous ferons alors tout pour qu’un accord de retrait négocié soit signé entre la France et l’Union européenne le plus rapidement possible, permettant un retrait de l’UE avant le 31 décembre 2023.

Durant cet intervalle de temps, la France continuera d’appliquer uniquement les traités européens et internationaux favorables à ses intérêts, quelles que soient les sanctions encourues, étant attendu que le combat pour la liberté et l’indépendance a toujours un coût.


Ainsi, sans pour autant proposer un Frexit d’entrée, L’Alliance défend l’idée de laisser une dernière chance à Bruxelles de se réformer, de recouvrer tout de suite une large fraction de notre souveraineté, et de soumettre la question du Frexit à référendum.

Dans le pire des cas, la France conservera un pied au sein de l’UE pendant moins de vingt mois.


Que ferons-nous par la suite, une fois le retrait de notre pays de l’Union européenne effectif ?

Nous offrirons à l’UE en voie de réforme ou, le cas échéant, à la Confédération, d’être abritée sous le « parapluie nucléaire » de la France, refusant tout alignement systématique sur quelque État que ce soit, défendant une politique extérieure souveraine, audacieuse et de prestige, et actant ainsi le désengagement américain sur le Vieux Continent, notamment en matière de défense.

Naturellement, nous ignorons, dans le cas où notre pays intègrerait, sous sa propre direction, une Confédération de nations européennes indépendantes, de combien d’États-membres celle-ci serait composée, ni même si une seule nation souhaitera alors nous rejoindre. Mais si tel n’est pas le cas, la France poursuivra seule son chemin, ne manquant pas de signer de nouveaux traités avec ses voisins, vivant en bonne intelligence avec ces derniers.

Mais en cas de succès, notre pays sera peut-être en passe d’unir progressivement l’Europe sous sa bannière, dans la paix, l’équité et la fraternité, en tirant de cette situation les plus grands bénéfices et sans exploiter qui que ce soit, demeurant donc fidèle à ses valeurs ancestrales, ce pour le bien de notre civilisation commune.




Illustration : Magazine Oh ! my mag (6 avril 2017)

4 réflexions au sujet de « Europe : notre position sur le Frexit »

  1. c’est une bonne décision, afin de redonner un idéal à la France, qu’elle a perdu dans cette Europe où les citoyens se sentent devenus inexistants et dépossédés de leurs particularités N’exigeons pas d’un italien qu’il se sente autant suédois ni qu’un français se comporte comme un roumain.Faisons vivre le rayonnement qu’a connu l’Europe bien avant de créer cet uniformité qui nous est imposée et qui ne peut être enrichissante. On entend dire que l’Europe a empêché les guerres mais je ne suis pas d’accord. C’est la paix qui a crée l’Union européenne sans oublier que la guerre des Balkans a quand même eu lieu et que nous n’avons pas été brillants pour la stopper mais plutôt que notre politique a été aux ordres des américains.

    Aimé par 1 personne

    1. Tout à fait d’accord avec vous, Béatrice.

      J’ajouterai juste que l’appartenance de la France à l’Union européenne (UE) a considérablement appauvri notre pays, surtout depuis l’instauration de l’euro en 1999 ; ce que prouvent maintes études sérieuses sur le sujet.

      Il nous faudra donc aussi recouvrer notre souveraineté monétaire, ce que permettra notre retrait de l’UE.

      Et alors, nous pourrons vraiment rebâtir la France et sa puissance politique, économique, militaire, culturelle, etc.

      Fraternellement,

      Marc Legrand

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